
Exposition : Les fées papillons (Salle des fêtes)
Ma passion pour la photographie est née dans la chambre noire que je partageais avec mon papa. Ensemble, on développait les photos à la main, dans le calme et la magie de la lumière qui apparaît peu à peu sur le papier. Depuis, l’appareil photo ne m’a plus quittée.
Je me laisse guider par la nature : paysages, animaux, détails minuscules que l’on ne voit qu’en s’arrêtant vraiment… La photo macro et l’art nature sont mes terrains d’exploration favoris. J’aime capturer la beauté brute, silencieuse, parfois inattendue, du monde qui nous entoure.

Mais je refuse de me laisser enfermer dans un style. La photographie est pour moi un terrain de jeu infini : j’aime tester, expérimenter, apprendre de nouvelles techniques, sortir des sentiers battus. C’est cette liberté, ce lien profond avec le vivant et cette envie constante de découverte que je cherche à transmettre dans chacune de mes images.

Le battement d’ailes d’un papillon est presque imperceptible : trop rapide pour l’œil nu, trop fragile pour laisser une trace. Pourtant, dans cette série, j’ai voulu rendre visible ce qui d’ordinaire s’efface, capter la trajectoire fugace de l’éphémère.

À travers un travail de pose longue et d’éclairage minutieux, j’ai tenté de suivre ces chorégraphies naturelles qui n’obéissent à aucune logique humaine. Ces mouvements d’ailes deviennent alors des traits de lumière, des calligraphies en suspension, comme si le papillon dessinait dans l’air les contours d’un langage magique et secret : celui des fées.

Chaque photographie est une trace du vivant, une empreinte de ce qui ne dure pas — mais qui, justement, nous touche par sa fragilité.

Entre danse, disparition et révélation, ces images évoquent aussi bien le rêve que la métamorphose.
Mon regard cherche à traduire ce qui ne peut se dire : l’instant suspendu entre deux battements, entre deux mondes.